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Plan 75

Publié le par Narcisse

Plan 75

Le cinéma, je n'y vais plus que rarement mais deux articles dans Télérama m'ont donné envie de le voir.
Il est vrai que la mort, la surpopulation, ça me travaille depuis un bout de temps La perspective de la décrépitude, aussi.
J'ai vu (et revu) "Soleil vert" à la télé il y a un bail et ça m'avait déjà impressionné.
Et puis "la ballade de Narayama" que j'ai aussi évoqué ici. Les débats sur "la fin de vie" à la radio me laissent toujours dans un état de profond écoeurement dû aux tergiversations.
Nous sommes 8 milliards alors je veux bien qu'on fasse comme si tout allait bien mais c'est loin d'être le cas. Certains "jeunes" ne souhaitent même plus faire d'enfants, comme je les comprends. Et on se retrouvera bien démunis : qui s'occupera de nous demain ? On peut toujours souhaiter que les états financent davantage les vieux mais ça doit bien donner les boules aux ados !
Certains pays ont franchi le pas, le dernier témoin en date s'appelait Jean-Luc Godard. Les autres se réfugient dans une hypocrisie inspirée par un fond de christianisme obsolète. Soucis de riches ?
Alors 700 balles (100000 yens dans le film) pour faire la nouba avant de dire "ciao" en douceur, j'avoue qu'à titre personnel, je me laisserais facilement tenter. Ce n'est pas la thèse du film, mais on en reparle dans 15 ans ?

Plan 75 - Chie Hayakawa

Plan 75 - Chie Hayakawa

La ballade de Narayama - Shōhei Imamura

La ballade de Narayama - Shōhei Imamura

Cette année-là #40 : 2001

Publié le par Narcisse

Cette année-là #40 : 2001
Edika - Fluide Glacial

Edika - Fluide Glacial

Pendant que Chicken découvre Adibou et sa première neige, je décide de me remettre à dessiner au début de "cette année-là". En 2000, nous avions acheté deux marionnettes identiques, une pour Crispim et une pour ma classe : il était d'usage d'utiliser une mascotte pour les séances de langage. Ce seront donc les premiers essais de bande dessinée avec Caramel, nom proposé par une de mes élèves et approuvé par tous. En juin, ma directrice part en retraite et nous faisons connaissance avec la future.
En juillet, nos vacances à Arcachon débutent sous un temps maussade, mais nous sympathisons avec un couple de volleyeurs qui ont deux garçons du même âge que les nôtres. Nous les abandonnerons assez rapidement dans leur caravane de location, chassés par la pluie : retour Lorient.
Nous repartons en août pour trois semaines à Paris : sa tante nous a trouvé un "squat" au dernier étage de son immeuble du 17ème arrondissement dans un grand appartement qu'une connaissance à elle vient de racheter. Nous campons sur nos matelas de camping, elle nous branche un vieux frigo, on a notre table de pique nique. Elle nous prête même un barbecue que nous installons sur le grand balcon. (Et qui déclenchera l'inquiétude de voisins prêts à appeler les pompiers !)
Balades dans Paris de parcs en musées et en jardins, et jusqu'à France Miniature, dans la banlieue. Chicken se prend de passion pour Guignol et les trains : ça tombe bien, on fête ses 3 ans et il sera comblé.
Super vacances donc et très bon marché !

Gujan-Mestras - Jeudi 12 juillet 2001

Gujan-Mestras - Jeudi 12 juillet 2001

A la rentrée, je reprends mon train-train : trajet à vélo (qu'on me volera bientôt devant l'école), j'arrive à 7h45 pour en sortir à 17h. Neuf heures passées dans une bulle, pique-nique dans la classe avec musique de fond (CD à l'époque). Le 11 septembre, ce sont donc des parents d'élèves qui m'apprennent à la sortie de 16h45 ce qui se passe à New York. Comme beaucoup, je regarderai la télé en boucle dans les jours qui suivent. (Je n'ai toujours pas Internet.)
Je m'entends bien avec la nouvelle directrice et nous mettons en place des échanges de services : Gym et piscine (pour moi) contre danse et poésie.

Le petit livre Beatles - Hervé Bourhis

Le petit livre Beatles - Hervé Bourhis

A l'automne, Maryse tombe malade, je me sens lâche de ne pas avoir eu le courage d'aller la voir à l'hôpital. L'année se termine tristement par ses obsèques au son de "les copains d'abord" que tous fredonnent tout bas et qui réchauffe le cœur mais ne console personne.

Cette année-là #40 : 2001

Rural ! - Etienne Davodeau
Le guide du zizi sexuel - Hélène Bruller & Zep
Pilules bleues - Frederik Peeters

Cette année-là #40 : 2001

Harry Potter à l'école des sorciers - Chris Columbus
Le fabuleux destin d'Amélie Poulain - Jean-Pierre Jeunet
Le seigneur des anneaux : la communauté de l'anneau - Peter Jackson

C'est vrai, j'aurais pu (dû ?) choisir "le grand huit" d'Hubert Mounier… mais je ne le découvrirai que 10 ans plus tard !
En 2001, Chédid sort - selon moi - un de ses plus beaux albums : rien à jeter ! L'amour, la mort, le temps qui passe… toujours ses mêmes obsessions qui me vont bien, avec des mélodies superbes et des textes qui m'émeuvent, moi qui n'en fais pourtant pas une priorité. Le plus beau morceau ? Boucbelair, qui m'évoque La Gaudière d'Henri et Berthe, mais déjà beaucoup passé ici.
Bon, il y a aussi d'autres trucs bien ! De Phazz, Dan ar Braz, Sanseverino, Eric Clapton et son "Believe in life". Et puis un "nouveau" que j'écouterai beaucoup (et au nom imprononçable) : Bugge Wesseltoft, mélange de claviers, de percus et de sons électroniques. Tous ses albums ont jusque là le surtitre "A new conception of jazz", et ça me convient bien : le jazz classique, il y a un bout de temps que je m'en suis lassé !

Cette année-là #40 : 2001

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