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les annees passent

Cette année-là #14 : 1975

Publié le par Narcisse

Cette année-là #14 : 1975
(Un gaffeur sachant gaffer - Franquin)

(Un gaffeur sachant gaffer - Franquin)

Je ne suis plus amoureux de Martine. Depuis la rentrée de septembre 74, je suis en cinquième et elle a dû changer (physiquement) pendant les vacances d'été. Elle s'est allongée, elle ne m'attire plus. Mais de toute façon elle n'en aura jamais rien su : je suis bien trop timide pour lui avoir dit quoi que que soit pendant ces cinq années !
L'été de "cette année-là", mon grand-père Henri me dégotte un petit boulot chez son voisin (trois kilomètres à vélo matin et soir) : la cueillette du tabac. Ce n'est pas passionnant mais je me ferai 100 francs. (En dix jours, alors que ma sœur se fera le triple chez mon futur patron !)
Jean-Pierre et sa femme sont sympas : comme je mange chez eux le midi, ils m'achètent du camembert plâtreux (comme je l'aime à cette époque) mais comme ils ne le mettent pas au frigo (relire Superdupont), ça ne dure pas. Je mange aussi du "mijet" (à 12 ans ?!), ça rafraîchit après la matinée dans les champs.
Recette du mijet
- le matin, mettre dans un saladier du pain et de l'eau avec un peu de sucre
- placer le saladier au frigo
- au moment du repas, sortir le saladier et ajouter une bonne rasade de vin rouge

Cette année-là #14 : 1975

L'après midi, il s'agit de mettre le tabac à sécher. On place les feuilles sur l'enfileuse, on tourne la manivelle et une aiguille vient attraper la ficelle qui va fabriquer une guirlande qu'on accrochera sous un séchoir (armature bois et plastique noir). A l'hiver, il restera la phase de décrochage et de tri des feuilles, mais ça je ne l'ai jamais vu.
On écoute la radio, je ne sais plus quelle station et je découvre Beau Dommage parmi plein d'autres trucs. Je chante toute la journée, et je chante toujours Beau Dommage aujourd'hui.
J'apprends aussi - à mes dépends - qu'on ne doit JAMAIS détacher le bouc sans avoir au préalable enfilé les gants qui sont posés sur le rebord de la fenêtre de l'étable  : parfum persistant sur les mains même après lavage au savon !
Ceci dit, mes grands-parents n'ayant pas l'eau chaude, je ne me lave que le dimanche. Ma grand-mère fait chauffer de l'eau sur la cuisinière et elle installe un baquet en plastique dans "la cour aux poules".
J'entre en quatrième en septembre. Je continue le latin et je prends "allemand deuxième langue".

Le petit livre Beatles - Hervé Bourhis

Le petit livre Beatles - Hervé Bourhis

Cette année-là #14 : 1975

Arzach - Moebius
Fluide Glacial N°1
La ballade de la mer salée - Hugo Pratt
Métal Hurlant N°1

Cette année-là #14 : 1975

Monty Python sacré graal - Terry Gilliam et Terry Jones
Vol au-dessus d'un nid de coucou - Miloš Forman
Les dents de la mer - Steven Spielberg
Mastabilo - Lorient
Chute de Saïgon - 30 avril 1975
Reiser prémonitoire- Charlie Hebdo N°192 - Lundi 22 juillet 1974

"La complainte du phoque en Alaska" est ma chanson marquante de 1975. Mais il y en a plein d'autres !
Certaines découvertes à l'époque comme "I'm not in love", "l'ami couette", "le zizi", "Hurricane"ou "quand j'étais chanteur".
D'autres redécouvertes plus tard comme "Say it ain't so", "Bohemian rhapsody" de Queen ou "les cinq saisons" d'Harmonium.
Et si j'ai vu "les dents de la mer" à sa sortie (quel flip !), j'attendrai cinq ans avant de voir le génial "Vol au-dessus d'un nid de coucou".

Cette année-là #14 : 1975

Cette année-là #13 : 1974

Publié le par Narcisse

Cette année-là #13 : 1974
(La maison de pain d'épice - Hubert Mounier / Cleet Boris)

(La maison de pain d'épice - Hubert Mounier / Cleet Boris)

"Cette année-là" est celle de mes dernières vacances d'été chez Tata Alice, du mariage de ma sœur aînée et de la naissance de ma détestation du foot et de la course de fond.
Il n'y a pas (encore) de gymnase au collège et nous passons tous les lundis après midis au stade quelle que soit la météo. (Sauf une fois où il pleuvait vraiment trop et où on eut droit à un cours théorique de trois heures sur le foot...)
Je n'aime pas la course et sur le terrain, j'alterne les positions d'arrière et de goal au gré des décisions du prof et des buts que j'encaisse.
C'est aussi l'année où je fais mes devoirs avec ma sœur (la deuxième, désormais seule dans sa chambre). Comme je partage toujours la mienne avec mon petit frère, il n'y a pas de place pour le tout nouveau "secrétaire" qu'on vient de m'acheter. Ma sœur écoute Europe 1 alors je deviens à jamais incollable sur les tubes des années 70.

Cette année-là #13 : 1974
Le petit livre Beatles - Hervé Bourhis

Le petit livre Beatles - Hervé Bourhis

Cette année-là #13 : 1974

1er Festival d'Angoulême -1974 - Affiche de Hugo Pratt
Simbabbad de Batbad - Fred
Jack Palmer - Pétillon

Cette année-là #13 : 1974

Giscard 1974-1981
Massacre à la tronçonneuse - Tobe Hopper
Révolution des Œillets au Portugal - 25 avril 1974
Lacombe Lucien - Louis Malle
Frankenstein Junior - Mel Brooks

J'ai choisi cette chanson de Lennon parce que je me souviens l'avoir entendue à cette époque-là et qu'elle me plaisait déjà bien.
Mais une chanson marquante pour moi aurait pu être "I shot the sheriff" (de Bob Marley mais reprise par Clapton) que j'associe étrangement à la préparation de ma "confirmation", mais j'anticipe, ce devait plutôt être en mai-juin 1975. Bon vous savez bien que moi, j'ai toujours raisonné en années scolaires et puis j'imagine que cette chanson passait beaucoup à la radio…
Ah ben oui, étrangement, mes parents m'avaient mis au "Caté" dès 8 ans, eux que je n'ai pas souvent vu mettre les pieds dans une église. J'imagine que "ça se faisait"…
J'y reluquait la sœur d'Eric qui était vraiment mignonne !
En 1974, j'ai appris l'élection de Giscard... dans un car ! Avec l'harmonie municipale, on participait à un concours dans le Poitou, pas très loin de chez ma frangine. Quel tollé au moment de l'annonce à la radio !
J'ai vu "Massacre à la tronçonneuse" en 83-84, et même si j'ai fait des bonds sur mon siège, ce n'est quand même pas un super film.

Cette année-là #13 : 1974