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les annees passent

Cette année-là #31 : 1992

Publié le par Narcisse

Cette année-là #31 : 1992
(La maison de pain d'épice - Hubert Mounier / Cleet Boris)

(La maison de pain d'épice - Hubert Mounier / Cleet Boris)

"Cette année-là" fut la grande année de Band à Part… et aussi son chant du cygne !
Concert en février à Lanouée, en mai à Elven puis fête de la musique à Vannes. Et à nouveau sur la côte nord le 9 juillet (pistonnés encore une fois) : notre dernière prestation, en fait.

Cette année-là #31 : 1992

En juin, j'obtiens un poste provisoire près de Lorient, fin d'une première période de "banni" à "faire mes classes". J'ai aussi intégré un groupe de chant et musique du Moyen Âge. Nous sommes six et nous produisons pour la première (et dernière) fois au tout nouveau festival médiéval du bled, qui a lieu le… 14 juillet ! Les citoyens étaient appelés à proposer des idées d'animation, moi j'aurais bien fait décapiter le maire-duc en place publique ! Proposition non retenue : Monsieur le Duc et Madame la Duchesse paraderont à cheval.
Bon, prestation sympa quand même, déambulation dans les rues et le répertoire médiéval très sympa. J'avais même passé un week-end à me fabriquer un costume dans un vieux rideau de velours rouge !

Le petit livre Beatles - Hervé Bourhis

Le petit livre Beatles - Hervé Bourhis

Je passe le reste du mois de juillet à écrire et composer "Bout de rose " pour un bout de chou à naître en août : Lionel va être père !
En août, je pars avec Chef pour un camp d'ados en Tchécoslovaquie (où j'ai acheté le disque de Sting, relire 1991). Je fais la connaissance de Maryline, collègue de Chef. Séjour assez bizarre : l'est s'ouvre encore à peine et nous sommes "coachés" sans beaucoup de moyens. Nous sommes logés dans des camps de vacances en pleine cambrousse et censés rencontrer des groupes de jeunes que nous ne verrons jamais. Peu de choses à voir, heureusement nous avons des ados gentils et notre guide l'est aussi ("Dobry den !").
Un jour je paie un coup à l'équipe et à quelques ados dans un petit patelin : 15 francs pour 10 consos ! Le lendemain nous partons pour une journée à Vienne et la visite du château de Schönbrunn. Chef paie les 6 cafés : 100 francs !
Mais Prague, elle, est vraiment magique !

Cette année-là #31 : 1992

Froid équateur - Enki Bilal
Othon le trisaïeul - Alejandro Jodorowsky & Juan Gimenez
Jeux pour mourir - Jacques Tardi

Nous trouvons par chance un appart' à Lorient après en avoir visité quelques déprimants. Pas cher, lumineux… nous y sommes encore !
Elle trouve un boulot bien payé de secrétaire de direction chez un margoulin qui partira avec la caisse !
J'ai une classe de grande section : les deux collègues à mi-temps que je complète se sont groupées sur la classe de petite section.
Et puis elle voit dans le journal une annonce pour un club de volley loisirs. Il a été monté à l'origine par un prof d'EPS pour les parents d'élèves du collège Brizeux. Quand je débarque, il n'y en a plus aucun mais une chouette bande de vingt-cinquenaires que je ne quitterai qu'en 2019 !
Noël approche et mes 30 ans aussi.

Cette année-là #31 : 1992

C'est arrivé près de chez vous - Benoît Poelvoorde, Rémy Belvaux & André Bonzel
Reservoir dogs - Quentin Tarantino
Impitoyable - Clint Eastwood

A l'école, Edwige ne tarit pas d'éloges sur les Innocents et leur "autre Finistère". Je mettrai trois ans à devenir fan à la sortie de "Post partum". Metheny sort un disque sans son groupe habituel mais toujours aussi mélodieux. Et au stage BAFA du printemps, nous écoutons beaucoup le "unplugged" d'Eric Clapton.
Et toujours mes favoris : Chédid, Voulzy (et son "pouvoir des fleurs" néo-hippie) et Everything But The Girl.

Cette année-là #31 : 1992

Cette année-là #30 : 1991

Publié le par Narcisse

Cette année-là #30 : 1991
(La maison de pain d'épice - Hubert Mounier / Cleet Boris)

(La maison de pain d'épice - Hubert Mounier / Cleet Boris)

"Cette année-là" commence par un événement assez exceptionnel (pour moi) pour la première fois je me balade en campagne dans la neige ! Impression magique, en plus du silence.
Aux vacances de printemps je retourne pour trois jours partager mes quelques rudiments de musique avec un groupe de stagiaires BAFA à Batz-sur-Mer. J'ai préparé pas mal de matériel… mais à cinq bornes de chez moi, un gros chien traverse un denier moment ! Il n'a pas trop aimé notre rencontre, ma Fiesta non plus : capot plié en "V" vers l'intérieur, radiateur nase et un phare en moins. Comme le chien n'a pas de collier, me voilà gros-Jean-comme-devant. L'assurance me conseille de faire les hameaux alentour. J'emprunte donc la voiture de Laurent et me retrouve à trimbaler un cadavre de chien de maison en maison. Je finis par retrouver les propriétaires qui ne pleurent pas : "Il ne valait rien aux bêtes !". Ça coûtera tout de même 11000 balles (francs !) à leur assureur… et un aller-retour à Lionel pour venir me chercher - ramener.

Mauron - Mardi 9 juillet 1991

Mauron - Mardi 9 juillet 1991

En mai, Véro (ma copine du tabac) se pointe pour quelques jours avec son homme et ses deux enfants. A peine descendue de voiture, elle se précipite pour placer nos bibelots en hauteur et dégaine de sa poche une série de cache-prise. Il faut dire que son aîné (4 ans) est un terrible ! Nous profiterons tout de même de quelques belles journée ensemble.
Le 21 juin, Band à Part joue aux Seychelles à Vannes. Notre répertoire est maintenant assez fourni et au point, je trouve.
Après notre concert commun (nous faisons la première partie de "Y'a pas d'lézard" à Mauron début juillet), nous partons tous les deux rendre une petite visite à Chris qui vit à Bordeaux, après un petit passage par le Futuroscope de Poitiers et la dune du Pyla. Souvenir sympa de "la tour de Montaigne" qui me donnera des années plus tard l'envie de m'intéresser de plus près au bonhomme.
En août, Chef nous embauche tous les deux pour un camp d'ados au Portugal, avec "Sylvain-au-poireau" qui est tout fou d'être bientôt père ! Un soir, en coursant des filles qui tentaient de découcher (dont celle de Chef !), il se prend une chaîne au niveau des tibias et une belle gamelle : plus de peur que de mal mais c'est la première fois (et la seule dans mes souvenirs) que je vois Chef se fâcher comme ça. Porto, Lisbonne puis l'Algarve. Un midi à Culatra (petite île en face de Olhão, pas très loin de Faro), notre équipe se fait des sardines dans un petit resto en plein cagnard… et en sort un peu émue (mais pas qu'à cause de la chaleur). Sur la route du retour en France, Sylvain apprend que Linda a perdu le bébé. Gros coup de blues

Ma boîte à tee-shirt dont je ne sais plus de quand elle date (2000-quelque-chose ?)

Ma boîte à tee-shirt dont je ne sais plus de quand elle date (2000-quelque-chose ?)

En septembre, j'ai l'occasion de prendre le "poste de soutien" : depuis le départ de Martine, nous craignons chaque année qu'il saute faute de titulaire diplômé. Je m'occupe essentiellement d'élèves de CP (promo gratinée !) dont Frédéric, petit bonhomme attachant qui me laisse encore aujourd'hui des souvenirs émus (même s'il a 37 ans !).
Je ne le sais pas encore mais ne plus être titulaire sera ma chance de me rapprocher plus vite de Lorient.

Cette année-là #30 : 1991

Adieu, monde cruel ! - Bill Watterson
L’Amour, la concierge - Dupuy  Berberian
En avant, tête de thon ! - Bill Watterson

Les répétitions de Band à Part se passent désormais le vendredi soir dans la salle polyvalente de mon école, alors adieu le volley !
Notre son s'améliore, on a investi dans une sono, une basse et une batterie-percus électronique (SPD8, que je me ferai voler dans ma cave en… 2006 ?). Nos morceaux commencent à ressembler à quelque chose de plus abouti, mais MAD souffre un peu que Béa et moi (surtout) lui imposions des arrangements et des harmonies qui perturbent son chant et son jeu de guitare.

Cette année-là #30 : 1991

Le silence des agneaux - Jonathan Demme
Delicatessen - Marc Caro & Jean-Pierre Jeunet
Thelma et Louise - Ridley Scott

A Prague, j'ai acheté (pas cher) le dernier disque de Sting au magasin Popron. Je suis très fan de ce gars-là depuis 1985 (et même du temps de Police, avant) et le resterai jusqu'en 1999. Tout comme Joe Jackson (qui sort aussi "Laughter and lust" en 1991), il a un sens musical incroyable et cette faculté de revisiter ses propres morceaux et d'en faire une version complètement différente mais toute aussi bonne que l'originale.
J'écoute aussi toujours Daho ("Paris ailleurs"), Matt Bianco ("Samba in your casa") et Dire Straits ("On every street"). Et grâce à Laurent, encore, je découvre Davy Spillane ("Pipe dreams") et l'incroyable groupe Raoul Petite ("C'est sûr si t'assures c'est pas dur") au groove d'enfer et aux paroles tordantes, même pour moi qui ne suis pas très attaché aux textes.

Cette année-là #30 : 1991

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