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street art & graffiti

Fomos a Lisboa (11)

Publié le par Narcisse

Fomos a Lisboa (11)

Lisbonne - Graça (1/2)

Fomos a Lisboa (11)

Graça, c'est un quartier au nord-est d'Alfama dans lequel nous n'étions jamais allés ! Il faut dire que quand tu passes 3 ou 4 jours à Lisbonne, ce n'est pas la priorité. Sauf si tu fais une visite au Musée des Azulejos (que je n'ai pas refaite cette année) et encore, il se situe le long du Tage, tu n'entres donc pas au cœur du quartier.

Fomos a Lisboa (11)

Donc ce 19 juillet, nous montons à partir du bas d'Alfama, en passant par la Feira da Ladra (la "foire à la voleuse"). Elle a trouvé qu'il a des choses à voir par là, mais on n'a pas pris plus d'indications que ça, alors on marche un peu au hasard.

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Nous arrivons assez rapidement Rua Damasceno Monteiro, pas très loin du Miradouro da Senhora do Monte, et de loin, la fresque de Mário Belém nous saute à la figure. "Saudade", c'est le nom du blues portugais, ce sentiment mélancolique empreint de nostalgie. Une petite pensée pour la belle chanson d'Etienne Daho qui s'installa quelques temps ici en 1991…

Fomos a Lisboa (11)

"Antes perdida por aqui algures, do que a caminho de nenhures" (Il vaut mieux se perdre par ici, que d’être en chemin vers nulle part ) est une illustration de la Saudade (nostalgie).

Fomos a Lisboa (11)

… et surtout chapeau à l'artiste : je l'inviterais bien à venir peindre chez moi !

Fomos a Lisboa (11)

Nous redescendons un peu la rue pour nous arrêter à côté de cette espèce de statue rituelle (vaudou ?) qui est collée juste à côté d'une œuvre assez troublante de Melanie Alves. Elle me met mal à l'aise, mais je ne saurais pas dire pourquoi.

Fomos a Lisboa (11)
Fomos a Lisboa (11)

Nous tournons à droite Travessa do Monte. Un type est en train de peindre des carreaux qui forment une gigantesque fresque.

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Jorge Romão  - "O clamor da Planície"

Hommage à l'Alentejo et à Florbela Espanca (Flor Bela de Alma da Conceição), une des plus grandes poétesses portugaises.
"Peinture murale composée de 643 carrés de 17x17 cm, peints à la main avec des pinceaux et des spatules et avec des collages, exécutés en 219 heures, sur 14 jours. Une œuvre inspirée de l'univers poétique de Florbela Espanca et des couleurs de l'Alentejo : paysages, maisons et costumes régionaux féminins."

Fomos a Lisboa (11)

Je trouve ça très esthétique, très graphique… et très gonflé ! Ce type est d'une patience que je n'aurai jamais. Bon, on le laisse sans attendre que ce soit terminé : j'en sais un peu plus aujourd'hui grâce à Internet.

Fomos a Lisboa (11)
Fomos a Lisboa (11)

Juste en face sur le mur de la ruelle, quelques vestiges dessinés. J'apprends qu'il s'agit d'une réalisation de Mariana Dias Coutinho. Je ne suis pas trop fan du dessin (grosses têtes, grosses mains) mais le côté "dessin brut" s'harmonise bien avec le mur, brut lui aussi.

Fomos a Lisboa (11)

Près des Miradouro Nossa Senhora de Monte et Miradouro da Graça
Cette peinture murale rend hommage aux écrivains portugais qui vivaient dans la région et donne de la visibilité au patrimoine architectural caché du quartier.

Fomos a Lisboa (11)
Fomos a Lisboa (11)
Fomos a Lisboa (11)

Nous poursuivons un peu dans la ruelle et parvenons à un passage couvert décoré de verdure. Il s'agit d'un autre travail de Jorge Romão, une glycine à ce qu'il paraît. J'aime bien le petit tableau avec la photo ancienne accroché à la sortie. (ou l'entrée ?)

Fomos a Lisboa (11)

Jorge Romão  - Glicínias de la série "O Triunfo do Kitsch".- 2021
Arco da Travessa do Monte

Fomos a Lisboa (11)
Fomos a Lisboa (11)

Nous revenons sur nos pas et traversons en face dans la Calçada do Monte. Au carrefour, un petit belvédère permet d'avoir une vue sur la ville ainsi que sur le Pont du 25 Avril et le "Cristo Rei" (je vous laisse chercher la traduction, moi, je suis athée) de l'autre côté du Tage.

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Une petite cabane de jardin est décorée. Bien sûr c'est signé, mais je reconnais le style des pigeons vus à Alfama autour de la Feira da Ladra.

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Ozearv est un artiste portugais né en 1980 et basé à Lisbonne.
"Sur les hauteurs de Lisbonne, dans ce jardin potager urbain, il a transformé la cabane à outils de jardin avec une fresque dont il a le secret, oiseaux et végétation colorée sont au rendez-vous. Il aime associer des éléments hyperréalistes, humains ou animaux, qui ressemblent à de vraies photographies, à des motifs simples, colorés et zébrés."

Fomos a Lisboa (11)
Fomos a Lisboa (11)

Nous reprenons la Rua Damasceno Monteiro que nous redescendons vers le nord-ouest jusqu'à ce qu'on tombe sur cette fresque de AkaCorleone. Les couleurs ont un peu passé et sont désormais plus en harmonie je trouve avec les tuiles avoisinantes et le bleu du ciel. J'aime assez, et puis me viennent certaines images de Joost Swarte et même de Thierry Leclair !

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AkaCorleone - 2015

"L’univers artistique d’AkaCorleone est très coloré, fait de formes géométriques, de portraits et d’animaux."

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Nous poursuivons dans la rue Damasceno Monteiro jusqu'à ce qu'elle devienne Rua Maria Andrade. (Non, pas "Mayra" !) Au croisement, en remontant à droite sur quelques mètres dans la rue Maria da Fonte, collages sportifs et néanmoins anonymes.

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Comme il n'y a plus grand chose dans le coin, nous rebroussons chemin vers le sud pour rejoindre le Miradouro da Graça. Je n'ai pas pris de photos du panorama parce qu'il faudrait pousser les autres ! Et puis c'est à peu près la même vue que du belvédère (voir ci-dessus), désert, lui !

Fomos a Lisboa (11)

Au-dessous, on aperçoit un escalier qui a l'air décoré. On n'y a accès qu'en partie parce qu'il y a des travaux et certaines zones sont inaccessibles : ils ont l'air de construire un nouvel "elevador-à-fainéants" pour escalader la colline.

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On aperçoit aussi des "gribouillis" en contrebas sous l'esplanade, mais inaccessibles eux aussi, et qui restent anonymes (bien que j'ai eu l'impression de reconnaître ce style… que je reverrai à Cacilhas !).

Fomos a Lisboa (11)

Nous ressortons de l'esplanade devant l'église de Graça et la contournons pour rejoindre le début de cet escalier dit "Caracol da Graça" (l'escargot de Graça) qui est une galerie de street art à ciel ouvert (regardez cette vidéo mais coupez le son!!)

Fomos a Lisboa (11)

Dès les premières marches, première œuvre : "To the rhythm of the landscape d'Anna Laurini & Sunny Jim, j'aime bien le graphisme.

Fomos a Lisboa (11)

Première "tourne à droite" et il y en a partout ! Du beau, du moins bleu, du moche. J'en oublie d'essayer de repérer des signatures (pour maintenant, ce qui explique que j'aie mis autant de temps !). Certaines sont un peu passées, comme ce type qui a le cœur sur la main (mais ce n'est pas la main) par Thiago Hacke. Des ajouts, des recouvrements, et puis ce fichu panda.

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Très réussi ce singe de l'artiste brésilien Subtu. Nous en verrons d'autres dans le quartier Amoreiras au nord-ouest du Bairro Alto.

John Beller (?)

John Beller (?)

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Fomos a Lisboa (11)

Jotape Pax : ça aussi j'aime bien

Fomos a Lisboa (11)

En hauteur, "Cabeça de passaro" (tête d'oiseau) de OzeArv. Comme pour le singe de Subtu, ma photo ne rend pas compte de sa taille imposante. Allez voir sur son Instagram pour en avoir une idée.

Fomos a Lisboa (11)

OzeArv, oiseaux qui risquent de souffrir des travaux en cours. Dommage, j'aime assez, et puis son style avec des hachures est très reconnaissable.

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Fomos a Lisboa (11)
Fomos a Lisboa (11)
Fomos a Lisboa (11)

Luan Castilhos, oiseau au graphisme intéressant aussi.

Fomos a Lisboa (11)
Fomos a Lisboa (11)
Fomos a Lisboa (11)
Fomos a Lisboa (11)

"Jin, Jiyan, Azadî" est un slogan féministe kurde ("femme, vie, liberté") est un slogan politique iranien utilisé dans le mouvement national iranien et qui vise à reconnaître l'importance des femmes. Il est scandé lors des manifestations en Europe pour protester contre le meurtre de Jina Mahsa Amini, par la police des mœurs à Téhéran.

Fomos a Lisboa (11)
Fomos a Lisboa (11)
Fomos a Lisboa (11)
Fomos a Lisboa (11)

Cerveaux wifi : "Riccardo Cavalleri et Gabriele Castellani composent le groupe Urbansolid qui est un projet visant à apporter la troisième dimension à l'écriture. Les sculptures (moulages anatomiques humains, fusils, téléviseurs et autres objets divers) ont des significations contemporaines et allégoriques… symptomatiques d'une dénonciation sociale…"

Fomos a Lisboa (11)

Nous arrivons en bas de l'escalier, rue dos Lagares. Nous l'empruntons vers le sud, et c'est une erreur ! Nous arrivons  Calçada de Santo André…

(Joli mais anonyme)

(Joli mais anonyme)

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… nous zigzaguons un peu dans les rues…

Fomos a Lisboa (11)

… jusqu'à tomber sur cette merveille de Vhils, à l'intersection du Largo das Olarias avec la rue dos Lagares où nous étions en bas de l'escalier !

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Alexandre Farto alias Vhils - 5 portraits - 2018

Fomos a Lisboa (11)

Sa technique est incroyable et le résultat vraiment époustouflant. Je n'ai aucune idée de la façon dont il s'y prend pour que ses portraits soient si réalistes. (Tout petit aperçu ici)
"Le travail de VHILS (Alexandre Farto) révolutionne la technique du pochoir avec l’utilisation d’outils étonnants. A travers la destruction des murs, il explore les couches de l’espace urbain et son histoire. De vieux papiers, des affiches anciennes, des surfaces murales et des panneaux de bois sont attaqués au burin, au marteau-piqueur, à l’acide, ou aux explosifs, creusant d’immenses figures dans un jeu de clair obscur.".

Fomos a Lisboa (11)
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Nous repartons vers le nord-ouest, jusqu'à la Rua do Benformoso dans le quartier de Mouraria…

Fomos a Lisboa (11)
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… et traversons la grande Avenida Almirante Reis pour arriver Rua Nova do Desterro dans le quartier d'Intendente.

Fomos a Lisboa (11)

Mariana Duarte Santos - Mercearia

"L'œuvre peinte au mur représente le travail d'un photographe reconnu du XXème siècle : Artur Pastor. L'image représente un marchand du même quartier, dans les années 1950, vendant des denrées diverses et variées dans sa "mercearia", échoppe traditionnelle portugaise."
(Et comme nous ne nous sommes pas assez approchés, nous avons loupé une belle nana d'Utopia ! (voir Google street ici)

Fomos a Lisboa (11)

Au retour vers le Rossio, un petit coucou à l'Homme bleu d'AkaCorleone, effectivement visible de loin.

Fomos a Lisboa (11)

Ouf ! Encore une (belle et chaude) journée à crapahuter dans tous les sens : je ne suis vraiment pas très organisé (en tout cas en ce qui concerne mes vacances !).
Du coup, évidemment, on a loupé un tas de choses (et d'ampleur !) dans ce quartier de Graça, on y reviendra donc le lendemain… et ce sera pour le prochain épisode.

Fomos a Lisboa (11)

Fomos a Lisboa (10)

Publié le par Narcisse

Fomos a Lisboa (10)

Lisbonne - Alfama (2/2)

Fomos a Lisboa (10)
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Shepard Fairey / Obey : je doute qu'il s'agisse d'un original !

Toujours ce renard mystérieux

Toujours ce renard mystérieux

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"I want to believe", réminiscence (pour moi) de "Xfiles" que j'aimais bien… et signature "David Icke", conspirationniste notoire, ce qui me plaît nettement moins !

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Nous avons sillonné le quartier d'Alfama essentiellement les 17 et 19 juillet 2022. Ce qui ne nous a pas empêché d'y refaire des incursions. Le 20, tout d'abord, au retour notre tournée dans le quartier de Graça au nord-est d'Alfama. (Tournée qui fut très fructueuse, voir les deux épisodes prochains.)
Et aussi le 22 après notre "croisière" sur le Tage en direction du village de Cacilhas, très riche lui aussi en gribouillis, et qui fera l'objet d'un chapitre prochain.

Joli pochoir anonyme

Joli pochoir anonyme

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Nous avons donc tourné dans tous les sens et il serait vain d'essayer de trouver un itinéraire logique : il faut s'y perdre. Je présenterai donc ce que nous y avons trouvé de manière "thématique" : mosaïques, collages, fresques… en essayant de trouver l'auteur et la localisation sur Internet.

(Tiens, le revoilà, lui.)

(Tiens, le revoilà, lui.)

Je commence donc avec des "petites choses" en rapport avec ces azulejos qui m'ont inspiré beaucoup de photos.

Wèkup et mosaïque d'inspiration "Invader"

Wèkup et mosaïque d'inspiration "Invader"

PZE toujours inconnu

PZE toujours inconnu

Azahara (?)

Azahara (?)

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Celui-ci, j'aurais aimé pouvoir mettre un nom dessus. Il me rappelle Mifamosa, mais il n'y a pas les trois petits points caractéristiques.

Fomos a Lisboa (10)
Fomos a Lisboa (10)

Il y a aussi des choses un peu plus recherchées, notamment ce travail du collectif MUDA dont nous avions vu un autre exemple dans la Baixa.

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Dernier exemple dans le coin, ces anges par Simona Accattatis, qui me permet d'enchaîner sur la peinture.

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Tiens, encore un vestige de Kamlaurene

Fomos a Lisboa (10)
Nous avons souvent vu ces petites arabesques.

Nous avons souvent vu ces petites arabesques.

(La lumière n'était pas idéale...)

(La lumière n'était pas idéale...)

Nous ne pouvions pas manquer le "spot" des "Escadinhas de São Cristóvão". Les escaliers de Saint Christophe se trouvent à l'ouest du château, et permettent de rejoindre la Rua da Madalena dans le quartier de Mouraria. Ils sont entièrement "barbouillés", et on y remarque notamment "Fado vadio", cette fresque murale qui rend hommage au fado et à un de ses quartiers traditionnels. Elle a été réalisée Nuno Saraiva en 2013.

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Tous les "gribouilleurs" sont venus s'y greffer, pensant profiter un peu de l'aura du lieu.

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Ce panda, on l'a aussi vu partout dans Lisbonne.

Ce panda, on l'a aussi vu partout dans Lisbonne.

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Fomos a Lisboa (10)
Fomos a Lisboa (10)
Fomos a Lisboa (10)

Dans le "Beco do Castelo", nous tombons sur cette œuvre qui me paraît un poil psychédélique. J'apprends aujourd'hui qu'il s'agit de "Brilho do Sol", une réalisation de 2011 de Stephan Doitschinoff, artiste plasticien brésilien d'origine bulgare, et qui a été restaurée en 2017 (voir ici).

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(Selfie... et cadenas)

(Selfie... et cadenas)

Autre peinture un peu "officielle" sans doute (devant une boutique) par Gil Ferrão.

Fomos a Lisboa (10)

Beaucoup plus intéressantes à mon goût, ces deux-là réalisées dans le cadre de Paratissima ,un festival d'art contemporain qui s'est déroulé dans les rues de Lisbonne du 20 au 24 juillet 2016.
Tout d'abord "Lisa" de Tami Hopf, Calçadinha da Figueira, près du Miradouro de Santa Luzia.

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Et puis "Alfama dos namorados" (L'Alfama des amoureux) de Ana Cristina Dias, Escadinhas de São Miguel. Voilà encore le genre d'œuvre que je verrais bien sur mon immeuble !

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Il y a aussi du traditionnel plus "roots"…

Il y a aussi du traditionnel plus "roots"…

… et des choses sympas mais anonymes.

… et des choses sympas mais anonymes.

Fomos a Lisboa (10)
Fomos a Lisboa (10)

Et puis soudain, sur le mur d'un bar à Ginjinha, le retour de Utopia. Une commande, sans doute, vu le verre que tient cette nième fille aux cheveux rouges caractéristique de l'artiste.

Poisson : la maison de l'artiste ? (Autres poissons en capsules !)

Poisson : la maison de l'artiste ? (Autres poissons en capsules !)

Fomos a Lisboa (10)

Autre rencontre originale, "Peace also dresses in black" par AOS. Bon, quand tu ne bénéficies pas d'une galerie pour exposer ton travail, la rue peut s'y prêter… avec le risque que quelqu'un l'embarque sans payer. Mais après tout, l'art est-il fait pour gagner de l'argent ou pour être partagé ?…

Fomos a Lisboa (10)
Fomos a Lisboa (10)

Autre fresque très sympa (mais dans quelles "escadinhas" ??) : "Café La Gare" de Nadine Rodrigues y José Vargas (2009)

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Un petit air de Picasso…

Un petit air de Picasso…

AL (Alojamento Local) : les Airbnb locaux

AL (Alojamento Local) : les Airbnb locaux

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Pour moi qui suis un fan de collages, nous aurons été servis par Antoine Caramalli alias "Antoine Grimace". Il en a semé partout, avec toujours ce côté éphémère : ça s'abîme vite ! Il sait se servir de l'environnement, et puis c'est délicieusement provocateur, comme devrait toujours l'être le street art. (Sinon, il y a les galeries et les musées pour le reste !)

Fomos a Lisboa (10)
Fomos a Lisboa (10)
Fomos a Lisboa (10)

J'aime bien sa série "radical playground" qui me rappelle le boulot (cour de récré radicale ?), mais bon, le 17 juillet, la rentrée est loin. Ses personnages portent des lunettes 3D rouges et bleues qui les aident à prendre leurs désirs pour des réalités, mais sans doute pas à voir le monde tel qu'il est.

Fomos a Lisboa (10)
Fomos a Lisboa (10)
Fomos a Lisboa (10)
Fomos a Lisboa (10)
Fomos a Lisboa (10)

Au Miradouro de Santa Luzia, il fait dans l'esthétique : le lieu est un rendez-vous romantique au coucher du soleil. Bon, lui, il reste toujours provocateur, si on regarde de près

Fomos a Lisboa (10)

Bon, il n'a pas que lui et je suis persuadé d'avoir déjà croisé ce qWeRT avec ses gros yeux noirs : à Paris ? (Bingo : en juillet 2020, je l'avais pris à tort pour Darksnoopy !)

Fomos a Lisboa (10)

En redescendant du Miradouro vers la Sé (cathédrale), dans la Rua do Limoeiro puis la Rua Augusto Rosa, deux nouveaux collages de O Gringo (après celui de la Baixa et ceux à venir à LX Factory). Est-ce vraiment du street art ou de la pub pour ses créations ? En tout cas c'est très esthétique et joliment fait, et très bien placé pour être mis en valeur.

Fomos a Lisboa (10)
Fomos a Lisboa (10)

Je glane encore quelques petits trucs à droite et à gauche, plus par collectionnite, d'ailleurs (boulimie ?) que pour la beauté de ces choses. Avec (un peu au moins) le souci de faire des photos "regardables".

Fomos a Lisboa (10)
Fomos a Lisboa (10)
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La "sreya" en question (sereia = sirène en portugais), on a aussi croisé quelques unes de ses céramiques.

Fomos a Lisboa (10)

Bon, il va encore être temps d'aller faire une pause à la Casa do Alentejo. Nous passons par la Rua de São Mamede, devant les ruines du Teatro  Romano antique. Sur le bâtiment  qui les protège, chouette fresque (de commande) de 2021 par Gonçalo Mar dont nous avions admiré le beau renard à Setúbal.

Fomos a Lisboa (10)

En face, expo de photos...

Fomos a Lisboa (10)

… puis nous remontons au nord-ouest et passons devant la librairie Havaneza de São Domingos, Rua Barros Queirós. Elle est fermée (apparemment définitivement) et nous pouvons donc voir les mines patibulaires (mais presque) peintes par Redneck Sauce. On en reverra de semblables le long du Tage.

Fomos a Lisboa (10)

Evidemment, comme chaque fois, nous nous sommes perdus en cherchant à rejoindre la Rua das Portas de Santo Antão et nous avons fit un crochet un peu trop au nord par la Rua José António Serrano. On n'a pas regretté : le livreur-Mercure de Nuno Saraiva nous y attendait !

Fomos a Lisboa (10)

Voilà, nous quittons à regret le quartier d'Alfama. Les 19 et 20 juillet, nous sommes partis un peu plus au nord-est dans le quartier de Graça. Et ce sont d'autres merveilles qui nous y attendaient, encore plus nombreuses… et pour certaines beaucoup plus impressionnantes !

Fomos a Lisboa (10)

"Tu veux vivre ? Vaccine-toi !"
Alfama, Lisbonne - 17-22 juillet 2022

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